Le tour de Thaïlande en 17 jours

13 août 2009

Départ pour la Thaïlande

Entre la fin novembre et début décembre, je suis parti avec ma famille en Thaïlande pendant 17 jours. Le circuit organisé par Nouvelles Frontières commençait à Bangkok, la capitale actuelle avant de rallier l’ancienne capitale d’Ayutthaya et le palais de Bang Pa In situés à une centaine de kilomètres. Nous avons ensuite gagné l’est du pays, une région nettement moins prisée des touristes, avant de découvrir le nord via la sublime Sukhothai. Parvenus au Triangle d’Or, région de trafic de l’opium, nous avons fait une brève excursion au Laos avant d’aller à la rencontre des tribus et dans les camps de travail d’éléphants. Enfin, nous avons regagné la capitale en train de nuit avant de terminer par l’ouest et notamment la rivière Kwaï.

Si l’on omet les plages du sud, je pense avoir eu un bon aperçu de ce pays caractérisé avant tout par le sourire affiché par ses habitants en toute circonstance. La Thaïlande est ainsi usuellement appelée pays des hommes sourires et après 17 jours, je comprends pourquoi.

La période à laquelle je suis parti correspond à la fin de la saison de la mousson caractérisée par des précipitations très abondantes et parfois des inondations. Nous avons ainsi bénéficié de 17 jours ensoleillés en 17 jours de voyage.

Vendredi 21 novembre 2008

Nous avons décollé de Roissy CDG pour un vol de longue durée et avec escale. Après une dizaine d’heures, notre premier avion de la compagnie SriLankan atterrissait à Colombo pour une escale matinale de trois heures. Cette compagnie est vraiment de très bonne qualité : le confort est optimal, chaque siège est doté d’un écran permettant de voir des films, écouter la radio ou suivre la progression de l’avion, des collations sont servies fréquemment …

Samedi 22 novembre 2008 : Première sortie en Thaïlande

Nous réembarquons ensuite pour un nouveau vol vers Bangkok où nous parvenons peu après 12h, heure locale. L’aéroport de cette ville est vraiment immense et dans le hall, des statues traditionnelles se dressent. Après avoir accompli les formalités, nous retrouvons notre guide Pra Pat, notre chauffeur Son Pom et son assistant Pon Pon. En montant dans le bus, chacun de nous reçoit un collier d’orchidées fraîchement coupées. Nous rejoignons alors notre hôtel dans l’est de la capitale.

Après avoir pris possession des lieux, je pars rapidement avec mon frère et mes parents pour une première découverte des environs. La première chose marquante est la moiteur ambiante. La ville grouille d’activité, le vrombissement des tuk tuks, des voitures et des bus constitue un fond sonore assourdissant. En peu de distance, on passe des bidonvilles aux tours de bureaux ou au quartier des centres commerciaux. Des petits commerces débordent sur les trottoirs et isolent régulièrement les passants de l’intense circulation de la ville.

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Ce premier contact effectué, nous regagnons l’hôtel pour le dîner et la soirée.

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Damoen Saduak & Bangkok

Dimanche 23 novembre 2008 : Damuen Saduak et Bangkok

Le lendemain matin, nous partons de bonne heure vers l'ouest de la capitale. L'autoroute que nous empruntons est bloquée en sens inverse car le roi doit l'emprunter d'ici peu. Au moment de s'engager dans la bretelle de sortie, nous voyons le convoi débouler, sirènes hurlantes.

Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour visiter une fabrique artisanale où le sucre est extrait du cocotier. Après une rapide démonstration, nous rentrons dans la boutique souvenirs. Parmi ceux-ci, un magnifique cadre a retenu mon attention : il contient des insectes naturalisés (mygales, coléoptères, milles pattes et autres bébêtes peu engageantes). Sympa la Thaïlande !

Derrière la boutique, un petit jardin agréable avec roseaux, orchidées et des cohortes de petits crabes.

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En milieu de matinée, nous repartons en direction de Damuen Saduak,un marché flottant traditionnel contrairement à ceux qui existent actuellement au coeur de Bangkok. Le bus nous dépose à proximité d'un embarcadère, nous montons alors à bord de "longtails", des bateaux aux extrémités relevées, propulsés par une hélice située au bout d'un long manche. Nous naviguons ainsi au milieu de maisons sur pilotis ... en tôle ondulée. La circulation étant de temps à autre assez importante et le canal étroit, le remous est assez conséquent et le bateau rebondi régulièrement sur les vaguelettes. Nous croisons également quelques habitants dans leurs embarcations traditionnelles : les sampans.

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Arrivés au marché proprement dit, nous débarquons et nous lançons à sa découverte à pied. Sur la terre ferme se vendent les souvenirs pour les touristes tandis que, sur l'eau, un alignement d'esquifs chargés de vivres, de fleurs ou de vêtements constitue les échoppes des commerçants. C'est également un lieu où le badaud peut se restaurer : certains vendeurs préparent ainsi des plats ou des soupes à la demande jetant dans une sorte d'égouttoir une poignée de nouilles asiatiques accompagnées d'herbes aromatiques, trempant le tout une fraction de seconde dans l'eau bouillante ou le lait de coco porté à ébullition avant de le servir au badaud dans des bols nettoyés à la va-vite.

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Nous reprenons ensuite la route jusqu'au rivage du Chao Phraya, le fleuve traversant Bangkok. Nous troquons alors notre bus contre une navette fluviale, une sorte de barge sans voile. Sur l'eau le trafic est également dense. Le paysage qui défile est agréable : le Grand Palais puis le Wat Arun (le temple de l'Aube) qui tranchent avec la modernité de certains immeubles. Nous débarquons devant un restaurant local où nous avons notamment pu déguster une soupe traditionnelle telle que celles préparées ce matin sur le marché. Pour le reste, ce qui va devenir du classique durant ces 17 jours : du riz, des mangues et des ananas, éléments incontournables de la cuisine locale.

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Le restaurant n'étant accessible qu'en bateau, nous repartons par le fleuve et descendons rapidement à proximité du Grand Palais. Aujourd'hui ce bâtiment a perdu sa vocation politique pour ne conserver qu'une dimension religieuse. Il abrite toutefois dans son enceinte un sanctuaire et une statue hautement vénérée qui en font le principal lieu saint de Thaïlande. L'entrée à ce site est payante ... uniquement pour les étrangers. Il y a donc deux files d'attente à l'entrée un peu comme dans les aéroports avant la douane.

A ce sujet, nous avons retrouvé sur ce site, les mêmes statues qui nous avaient accueillis la veille dans l'immense hall de l'aéroport. Comme chaque élément du Grand Palais, elles sont richement ornées d'or et de pierres précieuses.

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Sur ces statues, l'expression et la couleur du visage reflètent les intentions bonnes ou mauvaises des divinités ou des démons bouddhistes.

Le site religieux est entouré d'une galerie couverte abritant des fresques. On peut notamment y voir l'évolution du site au fil du temps.

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Un peu plus loin, un chedi d'or, sorte de cloche géante, abrite des reliques du Bouddha.

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Toujours à côté, une maquette de grande taille représente le Temple d'Angkhor Wat au Cambodge :

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Chaque pas dans le Grand Palais offre son lot de découvertes comme une sculpture funéraire dédiée à un éléphant blanc, ceux réservés au roi.

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Et le degré de détails est presque inconcevable. La photo ci-dessous couvre seulement une dizaine de centimètres :

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Mais le clou de la visite (pour les occidentaux) ou du pèlerinage (pour les thaïlandais et les bouddhistes) est incontestablement le Wat Phra Kaeo ou Temple du Bouddha d'Emeraude. Pour pénétrer dans l'espace sacré de ce sanctuaire, il faut d'abord se déchausser. On gravit alors quelques marches et entre à l'intérieur du temple où photos et films sont prohibés. Au fond de la salle, sur un autel surélevé de 11 mètres, trône une statue de la taille du Manneken Pis bruxellois : 66 cm de haut. Celle-ci est taillée dans l'émeraude et habillée de vêtements en or. La longueur de ces derniers varie au gré des saisons, ne cachant qu'une partie du torse ou la totalité. Le flot de touristes nous pousse irrésistiblement vers la sortie.

Devant le temple, où une ouverture est ménagée permettant d'apercevoir la statuette sacrée, un chaudron est rempli d'une sorte d'eau bénite. Les pèlerins viennent y tremper un bouton de lotus puis s'aspergent avec.

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Nous sortons alors de la zone religieuse pour passer rapidement devant l'ancien complexe politique du Grand Palais dont la vocation n'est aujourd'hui que protocolaire.

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Nous sortons alors de ce complexe, pour entrer dans un second encore plus grand : celui qui abrite le Wat Po. Ce temple abrite une immense statue de 46 mètres de long représentant un Bouddha couché en or (tant qu'à faire). Cette posture tend à indiquer qu'il atteint le Nirvana ou Illumination, la fin du cycle des réincarnations. Seule la plante des pieds est en nacre et est constituée de reliefs répertoriant les caractéristiques différenciant le bouddha de l'être ordinaire (par exemple la longueur des bras, des détails au niveau des sourcils ...).

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Tout autour de la salle, sont disposés de très nombreux petits récipients dans chacun desquels les fidèles doivent déposer une pièce de monnaie. C'est une manière pour eux d'accumuler les bonnes actions en vue d'améliorer leur karma et d'avoir ainsi une situation plus favorable au cours de leur prochaine vie. Nous verrons plus tard une autre manière d'augmenter son mérite à laquelle nous nous sommes prêtés.

A l'extérieur, on retrouve des temples aux toits en tuiles de céramique et des chedis avec toujours autant de détails :

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Nous avons ensuite regagné notre hôtel pour nous détendre un peu et reprendre des forces. Puis, après diner, nous sommes partis pour un tour de Bangkok by night. Nous avons marqué un premier arrêt dans le quartier chinois qui débordait d'activité. Nous y avons même croisé un éléphant et je vous garantis que je n'avais rien bu.

Nous avons poursuivi par une promenade au milieu des étals du marché aux fleurs avant de terminer la soirée dans une sorte de bazar, un labyrinthe dans lequel se vendait vraiment de tout.

Ce premier aperçu de la "Cité des Anges" (comme elle est appelée par les Thaïlandais) sera amplement complété en fin de circuit au cours d'une journée libre.

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Bang Pa In & Ayutthaya

Lundi 24 novembre 2008 : De la nouvelle à l'ancienne capitale

Ce matin, nous commençons par une petite centaine de kilomètres de bus en direction du nord. Nous arrivons devant le Palais d'été des derniers monarques du Siam, Bang Pa-In. L'eau constitue le fil directeur de la visite de ce site : dès l'entrée, débute un lac qui s'étend et serpente dans tout le domaine.

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Les espaces verts ne sont pas non plus en reste et sont soigneusement entretenus par de nombreux jardiniers : le gazon tutoie ainsi les arbustes taillés et les parterres de fleurs.

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Les différents bâtiments sont issus d'un mélange original d'architecture thaïlandaise et d'édifices de diverses influences : européennes et chinoises. Au bout de la première allée, la vue se porte d'emblée sur un petit pavillon échoué au milieu du lac. Celui-ci abrite une statue d'un ancien souverain. Les rives sont par contre de style totalement européen avec un kiosque, un pont orné de statues, des palais et une rotonde.

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Vers le fond du site, un phare permet de découvrir les environs depuis son sommet.

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Puis, nous visitons un palais chinois renfermant des porcelaines et des meubles de grande beauté.

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Bang Pa-In étant construit au bord de la rivière, nous poursuivons notre voyage en pirogue à moteur. Sur les rives, l'essentiel des habitations est formé de maisons sur pilotis :

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Voilà une pirogue et notre "chauffeur" qui, bien que nous ne partagions pas la même langue, fut un bon guide :

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Nous arrivons aux alentours de midi dans l'ancienne capitale et centre commercial de premier plan : Ayutthaya. Les cours européennes comme celle de Louis XIV y envoyaient jadis des émissaires. Après une brève pause déjeuner, nous bénéficions de quelques moments de répit pour aller découvrir les environs. Je tombe alors sur un marché local :

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Le soleil ayant baissé, la chaleur est plus supportable et nous pouvons partir découvrir 3 des temples de cette ville qui en compte des dizaines.

Le premier arrêt concerne le Wat Lokaya Sutharam (Wat signifie temple en thaïlandais). A l'entrée, des moines restaurent le portail en vue de la prochaine venue du roi d'ici à quelques semaines.

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La principale curiosité est un bouddha couché de 20 mètres de long. Les fidèles, à la fin de leur prière, collent n'importe où sur la statue (ici sur les pieds) des petites feuilles d'or. Il s'agit d'une offrande permettant d'accumuler une nouvelle fois les bonnes actions.

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Un peu plus loin est érigée une maison des esprits contenant d'étranges présents. Ceux-ci sont déposés par des personnes souhaitant avoir des enfants :

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Nous allons ensuite dans un temple et nous déchaussons comme il convient de le faire. La photo ci-dessous montre les "Bouddhas des jours de la semaine". Chacun est représenté dans une position différente. La petite flamme sur la tête indique qu'il s'agit du Bouddha (et non d'un simple moine) et qu'il a atteint l'Illumination. Chaque statue correspond à un jour de la semaine. En fonction de son jour de naissance, le fidèle doit alimenter une seule des flammes se trouvant sous la statuette : s'il est né un lundi, il alimentera la première vasque, si c'est un mardi, la seconde vasque et ainsi de suite.

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Derrière ce temple, s'élèvent d'immenses chedis au milieu d'une enceinte constituée d'un alignement de bouddhas :

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Le tissu qui couvre ces statues est aux couleurs du roi de Thaïlande.

Le second temple est le Wat Phra Si Sanphet qui est nettement moins bien conservé et qui se caractérise par un alignement de 3 chedis au sommet d'une terrasse.

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Ce fut pourtant autrefois le principal temple de la cité royale.

Enfin, le dernier temple est le Wat Mahathat. Sa principale curiosité est une tête prise dans les troncs noueux d'un arbre :

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C'est également un grand champ de ruines aujourd'hui même si quelques édifices restent encore en relativement bon état.

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Cap à l'est

Mardi 25 novembre 2008 : Premier temple khmer

Aujourd'hui, une longue route nous attend vers l'est de la Thaïlande. C'est une région moins prisée des touristes et donc un peu moins développée à cet effet. Elle n'en regorge pourtant pas moins de curiosités.

Nous marquons une première halte au marché des fruits tropicaux de Mouak Lek pour une découverte et une dégustation en règle. Les étals sont garnis de pyramides de fruits vendus à des prix défiants toute concurrence.

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Sur la première photo, le fruit au premier plan est une pomme cannelle. Le fruit rouge et vert, apparaissant au second plan ainsi que sur la troisième photo est la pitaya ou fruit du dragon. Sa chair est blanche et parsemée de petites graines noires un peu selon le principe du kiwi. Enfin sur la dernière photo, il s'agit d'un durian.

Le midi, nous mangeons dans un petit restaurant très sympathique au milieu des bois. Autour de nous de nombreux enfants s'amusent. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait d'une colonie de vacances.

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Nous reprenons la route et nous arrêtons devant une scène typique de vie à la campagne : la pêche à l'épervier dans un étang gonflé par les précipitations des derniers jours. Il s'agit d'un filet rond, lesté avec des plombs, et lancé à la main par le pêcheur. Il le ramène ensuite doucement à lui pour évaluer le résultat de son jet et reproduit l'opération un grand nombre de fois.

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Nous poursuivons ensuite notre chemin et commençons à gravir une petite montagne, en  fait un volcan éteint au sommet duquel se trouve le temple khmer de Prasat Phanom Rung. Le bus nous dépose sur un petit parking à quelques encablures du temple. Même en ces coins reculés, les thaïlandais honorent leur roi et leur reine actuels.

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Nous entamons une petite marche pour accéder au site. Nous arrivons d'abord sur une esplanade offrant un large panorama sur les champs et, par beau temps, jusqu'à la frontière cambodgienne. De cette terrasse, part une allée pavée délimitée de part et d'autre par des bornes en forme de boutons de lotus. Elle mène droit au temple ou plutôt au pied de son escalier.

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Encadrant l'escalier, se dressent une série de naga à 5 têtes.

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Au sommet, le temple se dévoile enfin sous les regards :

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Les reliefs sur les murs regorgent de représentations humaines et de formes géométriques :

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Nous sortons de l'enceinte sacrée, nous retournons une dernière fois et reprenons la route.

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Nous marquons à nouveau des pauses régulières, la première dans une pépinière :

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Au bord de la route, une jeune fille vend du miel tout droit "sorti de la ruche" :

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Un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés dans un village de potiers. Deux hommes disputaient une partie de dames avec des capsules de boissons gazeuses et de sodas.

Puis, nous avons débarqué dans notre hôtel du jour à Khorat abréviation de Nakhon Ratchasima. Il était vraiment très confortable mais contrastait fortement avec les alentours...

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Comment bouleverser le programme des visites ?

Mercredi 26 novembre 2008 : Ban Prasat et Phimai

Nous commençons la journée en nous rendant dans le tombeau de nos ancêtres les hommes préhistoriques. Les fosses, au nombre de 4, sont disséminées dans un petit village et contiennent des ossements et des poteries.

Pendant que nous visitions tranquillement le site, notre car s'embourbait dans une flaque de boue jusqu'aux essieux.

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Un grand nombre de thaïlandais s'étant approchés pour aider à "détanker" le bus, nous les avons dans un premier temps laissés à l'ouvrage sur ordre de notre guide et sommes repartis pour un petit tour dans les environs croisant un camion lui aussi préhistorique :

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Ou bien observant le riz sécher, étalé sur des bâches en plastique couvrant la moitié de la chaussée, ou encore se risquant sur un pont en bois traversant la rivière :

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Puis nous sommes retournés au bus juger de l'avancée du travail. Un dernier coup d'oeil à l'activité dans les champs et au bétail paissant.

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Nous avons alors mis la main à la pâte : les plus jeunes avons pris pelles et bêches pour ôter la terre tandis que les personnes plus "expérimentées" allaient chercher des planches de bois pour positionner sous les roues. Mais nos efforts restèrent vains. Un premier tracteur arriva au bout d'une demi-heure mais ne fit même pas bouger le bus. Encore plus tard, un camion muni d'un treuil arriva également sur place mais le résultat fut identique.

Notre guide choisit alors de nous embarquer à bord de pick-up pour poursuivre les visites pendant que le chauffeur et son assistant attendraient les renforts. Dans l'affaire, nous avons perdu une demi-journée, ce qui n'est finalement pas grand chose. En tout cas, merci à la générosité des locaux qui n'ont jamais ménagés leurs efforts. Voici une photo de certains d'entre eux :

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Sur la route, nous découvrons ce que signifie l'équilibre :

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Nous arrivons ensuite à Phimaï et nous rendons à son temple khmer du XIIème siècle, un incontournable de la région.

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Nous pénétrons d'abord par le pavillon d'entrée gardée par des sortes de tigres ou de chiens. Au second plan, on retrouve les nagas qui, selon le guide National Geographic, "symbolisent la transition entre le monde terrestre et le domicile des dieux". On débouche alors au coeur du temple. La haute tour s'appelle un prang et est typique du style khmer. Sur certaines parois, quelques caractères de l'alphabet khmer sont immortalisés dans la pierre.

Nous récupérons ensuite notre car et partons vers un restaurant local au bord de la route. Après le déjeuner, nous parcourons quelques kilomètres supplémentaires pour découvrir un banian réputé dans toute la région. A partir d'une seule souche, il a proliféré sur une vaste étendue. Le tronc initial est ainsi devenu un petit sanctuaire orné de drapeaux à prière.

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Juste de l'autre côté de la route, voici une jolie pisciculture faisant également office de pépinière :

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Nous avons enfin poursuivi notre chemin jusqu'à la ville de Khon Kaen, quatrième plus grande ville de Thaïlande. La vision que nous en avons eue est assez proche d'une ville occidentale ordinaire : un immense centre commercial sur plusieurs étages, un cinéma en plein air ... L'artère principale se caractérise même, à une de ses extrémités, par des statues de dinosaures. Pas de vrai dépaysement pour ce soir donc.

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Journée de transfert

Jeudi 27 novembre 2008 : On the road again

Entre Khon Kaen et Loei, l'essentiel de notre journée s'est passé sur la route, ponctué ça et là de quelques visites ou arrêts. Sur notre chemin, nous avons croisé un nouveau type de pêche après celle à l'épervier : la pêche au carrelet :

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Nous avons ensuite marqué une halte sur la place centrale d'un petit village. Sur un des bords de celle-ci se trouvait une école. Tous les enfants étaient dehors et en rangs car, comme tous les matins et tous les soirs, l'hymne national n'allait pas tarder à retentir. Mais cette fois-ci, nous fûmes une cause de distraction.

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Pour en revenir à la place, elle était squattée par un grand groupe de macaques qui furent ravis de la nourriture jetée par certaines personnes de notre groupe.

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Les singes ne sont pas chassés par les habitants même s'ils sont parfois agressifs car ils sont sacrés (Hanuman, le dieu singe de l'Inde ancienne n'y est pas étranger).

Nous avons ensuite visité un petit musée qui contenait essentiellement des objets en bronze, des restes humains, des poteries et des statues, fruits de fouilles archéologiques.

Sur le chemin, nous avons également marqué une pause pour contempler le travail dans les rizières. Malgré la chaleur, les agriculteurs et agricultrices sont bien couverts pour se protéger du soleil. Les thaïlandais apprécient peu ses effets sur la peau d'où les protections que l'on peut voir sur le visage de certains. Leur vitesse de fauchage et de récolte est vraiment impressionnante.

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A midi, nous avons mangé dans un restaurant au bord d'un fleuve mythique que nous rencontrions pour la première fois : le Mékong. Ce fleuve né au Tibet, poursuit sa route en Chine, au Myanmar puis au Laos, sert de frontière avec la Thaïlande, entre au Cambodge et finit sa course au Viêt Nam où il se jette dans la mer de Chine. Il s'étend ainsi sur 4200km et fait partie des 5 fleuves les plus longs d'Asie. Son débit était vraiment impressionnant et sa couleur fortement influencée par le limon.

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Puis, nous nous sommes rendus au pont le plus proche qui relie Thaïlande et Laos : le Pont de l'Amitié. Il symbolise l'entente retrouvée par les deux pays après plusieurs décennies de tensions dues à des positions idéologiques discordantes (la Thaïlande est davantage orientée vers le capitalisme et l'ouverture quand le Laos prône le socialisme).

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Nous avons ensuite repris le chemin pour aller visiter le Wat Po Chai et son Bouddha d'or, de bronze et de rubis. Cette statue proviendrait selon la légende du pays voisin. Elle se trouvait sur un bateau lorsque celui-ci fut pris dans une tempête et sombra corps et âme. Cela n'empêcha pas pourtant la statue de refaire surface quelques temps plus tard et de se retrouver dans un temple dressé en son honneur. Les murs intérieurs de ce temple sont couverts de fresques retraçant notamment le parcours de la statue. Sur d'autres parois, la vie du Bouddha est représentée de la même façon. Dans cette région agricole reculée, cela permettait d'expliquer aux paysans souvent illéttrés les grands principes de la religion bouddhiste et de la vie de Bouddha.

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En fin de journée, nous avons atteint les hauteurs de Loei (prononcer "l'oeil") où nous attendaient de jolis petits bungalows.

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Quel contraste avec la ville "moderne" de la veille !

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Kun Ming Thai et Phitsanulok

Vendredi 28 novembre 2008 : Retour au centre de la Thaïlande

Ce matin, nous partons de bonne heure pour une petite promenade vers Kun Ming Thai à travers des sentiers montagneux. Nous commençons par traverser une forêt, empruntons des escaliers serpentant entre les parois rocheuses, replongeons à nouveau dans la forêt et débouchons sur une terrasse où la vue est superbe :

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Ce site est niché au coeur d'un ancien volcan éteint et, paraît-il, présente des ressemblances avec un amas rocheux chinois portant le même nom.

La descente est beaucoup plus brève et nous arrivons rapidement à une route forestière où nous attendent de drôles d'engins : une sorte de petit tracteur muni d'une remorque.

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Voici la "bête" dans son intégralité :

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De retour au village, nous flânons quelques instants autour des habitations.

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Puis, le trajet en car se poursuit. Nous marquons une nouvelle halte près d'une pépinière sise dans un cadre somptueux.

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Et nous voilà repartis pour Phitsanulok, un important pôle urbain du centre du pays. Nous y arrivons vers la fin de l'après-midi et commençons par la visite de son temple Wat Mahathat. Celui-ci abrite une représentation du Bouddha extrêmement vénérée dans toute la Thaïlande et appelée Phra Bouddha Chinarat. Elle fait partie des 7 statues les plus vénérées de Thaïlande avec les deux que nous avons vues à Bangkok le premier jour et le Bouddha couché d'Ayutthaya.

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On retrouve également dans ce temple comme dans tous les autres, les Bouddhas "des jours de la semaine", concept que j'ai expliqué à Ayutthaya :

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Les statues supplémentaires (il y en a neuf) représentent pour l'une, les jours fériés et, pour l'autre, un autre type de jour spécial dont je ne me souviens plus exactement.

Puis, nous avons été libres de visiter la ville à notre guise ou, pour certains, de fréquenter le grand centre commercial jouxtant l'hôtel.

L'heure du repas approchant, pas étonnant de voir de nombreux commerces vendant de quoi se nourrir.

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Ou pour les plus téméraires :

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Bon appétit !!!

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De Sukhothai aux plantations d'ananas

Samedi 29 novembre 2008 : la sublime Sukhothai

Nous quittons Phitsanulok de bon matin pour aller visiter le centre du premier royaume thaï et avant-poste khmer : Sukhothai. Le site est relativement vaste (1300*1800 mètres), nous louons donc des vélos pour le parcourir et rallier ses différentes curiosités (35 au total). 

D'emblée, nous nous dirigeons vers le centre de la cité : le Palais Royal et le Wat Mahathat. Celui-ci est entouré d'une douve remplie d'eau et parfois de nénuphars.

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Au sein de l'enceinte, il ne reste que des traces des nombreux bâtiments autrefois couverts, des innombrables chedis, des fresques, des frises et des riches décorations que recelait la cité.

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La représentation des bouddhas diffère également de celles que nous avions vues jusqu'à présent notamment par une taille plus fine, des traits moins prononcés... Ce renouveau de l'art, dont l'influence vient du Sri Lanka, accompagne en réalité l'essor en Thaïlande d'un nouveau courant du bouddhisme : le bouddhisme theravada ou bouddhisme des origines. Celui-ci affirme que chaque membre du sangha, la communauté bouddhiste, peut atteindre le nirvana. Une opinion pas vraiment partagée à cette époque où, selon la croyance largement répandue, seule une minorité pouvait atteindre ce stade suprême.

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A proximité du Grand Palais s'étend un vaste étang et, au milieu de celui-ci, se trouve une île sur laquelle était juchée le Wat Traphang Ngoen. Il n'en reste là encore que de maigres traces.

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Nous tournons un peu en vélo sur le site avant de rejoindre le Wat Sa Si qui se reflète dans l'eau. Nous y retrouvons une statue de bouddha aux traits presque efféminés tellement ils sont fins :

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Enfin, nous réenfourchons nos montures pour nous rendre à un dernier temple à l'architecture plutôt atypique : trois prangs en forme d'épis de maïs s'élèvent au centre de l'édifice. Celui-ci fut initialement un temple hindou dédié à Shiva et aux divinités hindoues avant d'être converti ultérieurement en temple bouddhiste.

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Après déjeuner, nous avons poussé en bus en direction de Lampang à près de 200 kilomètres au nord.

Nous nous sommes d'abord arrêtés un peu en amont dans le temple Phra That Lampang Luang. Celui-ci est légèrement surélevé par rapport à la chaussée et est ceint d'une vaste enceinte. On y accède donc par un escalier flanqué à nouveau de nagas (serpents) à 5 têtes.

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Puis on passe sous une porte monumentale. Face à nous, se trouve alors la principale curiosité du site sous un édifice en bois appelé wihan : il s'agit évidemment d'un bouddha en or.

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Le site abrite quelques autres bâtiments d'intérêt dont les murs sont parfois couverts de peintures.

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Au lieu d'aller directement à l'hôtel, nous faisons ensuite un petit détour vers une plantation d'ananas. La première photo montre un ananas en fleur (les parties violacées), tandis que, sur les photos suivantes, il est caché sous les feuilles pour le protéger lors de sa croissance.

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Nous marquons une dernière pause dans un marché local à deux pas de là. Nous étions sûrement les seuls touristes de la journée et de vraies curiosités.

Nous rentrons enfin dans la ville de Lampang qui se caractérise, à ce que j'ai pu en voir, par ses nombreuses calèches et par un mobilier urbain plutôt original et sympa :

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Mékong et excursion au Laos

Dimanche 30 novembre : Triangle d'Or, Mékong et Laos

Une longue journée nous attend pour atteindre le point le plus septentrional de notre voyage : le Triangle d'Or. Il s'agit d'une zone frontalière entre la Thaïlande, le Laos et le Myanmar haut lieu du trafic de l'opium et de l'héroïne (ils viennent du Myanmar et entrent illégalement en Thaïlande).

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Mais, pour commencer la journée, nous nous arrêtons dans un premier temps au lac de Phayao, une étendue d'eau de 39km² bordée de montagnes. Sur ses rives, nous avons croisé une commerçante qui vendait des animaux (poissons, oiseaux, ...) à relâcher dans la nature. Sauf que les oiseaux en question sont dressés pour aller se percher sur une branche et revenir plus tard vers la cage ... Nous ne nous sommes pas laissé duper.

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Nous gagnons ensuite Chang Rai, la traversons sans nous y arrêter et partons vers le Nord en direction du Triangle d'Or. A l'occasion du déjeuner, nous retrouvons le Mékong qui nous sépare toujours du Laos. Ici, il est cependant nettement moins large qu'il y a 3 jours.

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Quelques bananiers avoisinent le restaurant et sont chargés de fruits.

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Nous parcourons alors les quelques kilomètres qui nous séparent du coeur du Triangle d'Or : Sop Ruak. C'est un village à vocation essentiellement touristique désormais. Il se trouve exactement à la frontière entre les trois pays : l'édifice au fond de la photo est un futur Casino qui se trouve au Myanmar et à droite du fleuve, c'est le Laos.

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Nous embarquons immédiatement dans une pirogue pour faire un tour sur l'eau puis gagner le "Laos". Nous pouvons ainsi voir de plus près le Casino aperçu de loin auparavant :

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L'embarcation nous laisse au bout d'une vingtaine de minutes dans une vitrine indigne d'un pays sûrement magnifique : l'île de Done Sao. J'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'un village reconstitué dont l'unique objectif était la vente de souvenirs à des touristes.

Nous avons commencé la visite par un magasin vendant des sakés un peu particuliers ... parfumés au serpent, au scorpion ...

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Puis notre guide s'est absenté pour obtenir les visas tandis que nous étions libres de circuler comme nous le voulions. Etant sur une île, on ne risquait pas d'aller bien loin de toute façon. Voici ce que l'on voit si l'on reste dans la zone touristique :

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Par contre, si l'on creuse un peu plus et s'éloigne des sentiers battus, on se rend compte d'une plus grande pauvreté, nettement plus marquée qu'en Thaïlande.

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Et on peut faire des rencontres plutôt inattendues :

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Nous avons ensuite regagné l'autre rive du Mékong et avons visité le Musée de l'Opium. Puis, nous avons terminé avec un peu de temps libre pour du shopping ... ou pour approfondir un peu la visite du village. Il y avait en effet au bord du fleuve un grand temple dans une sorte de barge. Celle-ci abritait une immense statue en or d'un bouddha assis.

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L'influence de la Chine (distante de moins de 200km) se fait également sentir dans certaines représentations du Bouddha :

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Un dernier regard sur un Mékong -plus calme après l'agitation touristique de la journée- et c'est reparti vers le sud en direction de Chiang Rai.

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A la rencontre des tribus

Lundi 1 décembre 2008 : de Chiang Rai à Chiang Mai

La journée qui s'annonce est sensée être un moment fort du voyage : la rencontre des tribus. Notre guide nous a cependant mis en garde assez rapidement : ces tribus venues du Myanmar, de la Chine ou du Tibet sont largement méprisés des Thaïlandais. L'Etat les parque dans des camps "de réfugiés" dont ils ne peuvent pas s'éloigner. Les visites touristiques sont ainsi une des principales sources de revenus. Pour un avertissement, c'est un sacré avertissement !

Notre premier village visité est celui des Karen.

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Dépaysement garanti ;o) :

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En fait, les Karen en tenue traditionnelle étaient plutôt habillées comme cela :

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Nous avons même croisé une Akha, reconnaissable à sa coiffe dotée de perles :

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Nous avons alors pris des pirogues pour rejoindre d'autres tribus en empruntant la rivière Kok. Le voyage a duré une heure environ et il faisait nettement plus frais que les jours précédents.

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Le cadre fut par contre très agréable. Nous croisions de temps à autre une pirogue en sens inverse ou des ouvriers chargeant du gravier dans leurs embarcations.

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La tribu suivante fut celle des Yao, d'origine tibétaine. Elle se distingue par les gros boas rouges portés autour du cou (lorsque ses représentants jouent le jeu :o) ).

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Et voici leurs habitations :

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Nous poursuivîmes notre route à bord de 4X4 locaux :

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... et sommes arrivés au village des femmes girafes. C'est celui qui, jusqu'à présent, fait le plus "camp de réfugiés". Le nom de ces femmes vient notamment des anneaux qu'elles portent autour du cou. Dès leur tendre enfance, elles commencent à en porter 5 autour du cou, des genoux et des avant-bras. Puis, chaque année de nouveaux anneaux sont rajoutés. Au final, ce sont donc plusieurs kilos qui doivent être supportés soit l'équivalent de 25 à 30 anneaux. Une légende locale explique que ses colliers étaient à l'origine destinés à protéger les femmes des morsures de tigres dans les régions où il y en avait. Ces femmes appartiennent à la tribu des Karen, première ethnie que nous avions vu le matin. Dans ce camps, les hommes étaient cachés et ceux qui sont restés dans le village n'en ont donc pas vus.

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A nouveau, nous avons croisé une représentante des Akha :

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Nous avons alors pris de la hauteur en petit comité pour aller voir les environs et sommes tombés sur une espèce rare dans le coin : un homme !

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Nous avons ensuite regagné le village et repris la route pour aller faire une dernière "visite". L'endroit où nous avons atterri était vraiment bizarre car seuls les enfants et les vieillards restaient dans le village, les adultes en âge de travailler étaient partis travailler dans les environs (sûrement pas très loin puisque les réfugiés sont cantonnés aux camps et à leurs abords). La nouvelle tribu est celle des Kayaw.

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Nous avons alors rejoint notre restaurant en traversant de jolis paysages mélangeant rizières et reliefs. Le restaurant était lui-même situé dans un site agréable au bord de la Kok et au pied du temple de Tha Torn.

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En début d'après-midi, nous avons commencé l'ascension de la colline. Au bas de celle-ci un bouddha d'inspiration chinoise nous accueillait ou nous encourageait.

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En effet, la montée est une longue succession de marches et se termine par le passage d'une porte "fortifiée". Nous arrivons alors sur une esplanade : sur notre gauche, un immense bouddha de couleur blanche; sur notre droite, un vaste panorama sur les environs et le village en contrebas.

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Nous croisons également quelques novices provenant du temple de la seconde photo ci-dessus :

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Puis, nous reprenons la route pour rallier Chiang Mai, la seconde plus grande ville du pays. Nous marquons une pause devant les travaux des champs et la récolte du riz en particulier :

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Les autres arrêts furent marqués au bord d'un petit étang et, à la tombée de la nuit, dans une ferme où étaient dressés des éléphants. Mais des éléphants, nous allions en revoir d'autres deux jours plus tard...

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